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Jarack...

Endormie depuis maintenant deux heures, je me réveille en sursaut. Des cris, peu habituels, retentissent dans le calme de ce dimanche pluvieux 13 juillet 2014.

Que se passe-t-il ? Je me lève d'un saut, et sans prendre le temps de mettre mes chaussons je cours et ouvre la porte-fenêtre. Les chiots courent partout. Les cris se sont arrêtés. J'allais refermer la porte-fenêtre lorsque ces même cris, stridents, fort et de détresse retentir à nouveau.

A partir de ce moment-là, j'ai compris que quelque chose se passait de grave dans mon jardin.

Je retournais au canapé, prendre mes chaussons et je repartais rapidement du côté des cris.

La scène se passait sous les prunelliers. Un chiot s'était coincé. Quand il me vit il cessa de crier. Je m'approchais pour analyser la situation.

Il avait la tête coincée, presque au ras du sol, entre deux grosses branches d'un des prunelliers.

Petit amour, il me regardait, je le caressais sur la tête en lui disant "chut... tout va aller bien, je vais te sortir de là"

Il avait confiance en moi ! Adorable animal !

Je partis sous le préau, prendre le gros sécateur afin de dégager sa petite tête des branches épineuses qui auraient pu lui crever un oeil, ou bien se planter dans sa chair.

Je nettoyais aussi, là, où je voulais mettre mes mains afin de tirer sur une des deux branches qui coinçait mon petit bonhomme de Jarack, car c'est de lui qu'on parle.

Puis d'une main j'empoignais une branche et tirait pour l'écarter, mais je ne pus, elle était trop dure et je n'avais pas suffisamment de force.

"je vous en prie, aidez moi, criais-je" pensant que les personnes qui étaient dans ma maison à ce moment-là pouvaient m'entendre et venir à mon secours.

"ricardo, criais-je plus fort, viens m'aider"

Ce fut Arlendo qui descendit. Petit bonhomme joviale d'une cinquantaine d'année. Il comprit de suite le problème, et de suite tira sur cette branche qui bloquait mon petit.

Tout doucement je relevais la tête de Jarack et la poussait sur l'arrière, tout en étant attentive au moindre gémissement qui auraient pu me faire comprendre que le petit était coincé ailleurs.

Rien, aucun cri, j'étais rassurée ! Seule sa patte avant était elle aussi coincée. J'ai pu, donc, avec l'aide d'Arlendo, libérer mon petit Jarack, qui se jeta de suite dans mes bras, se tortillant pour manifester sa joie et sa reconnaissance.

Il fallait voir ce bout de chou, qui est resté calme malgré le fait qu'il soit coincé ! Calme car il avait confiance en moi, il savait que je venais à son secours ! Il savait que j'aillais l'aider ! que j'allais le libérer de son emprise !

Je pense que cela doit être tout les chiots qui doivent réagir ainsi, et quand on voit les miens, comment ils sont envers moi, envers leur mère, obéissants, soumis, attentifs et confiants, avec leurs petits yeux expressifs et très humanisés, j'ai du mal à comprendre comment on peut considérer les animaux comme de simples objets.

Pour ma part, je les vois comme des enfants. Je vous assure il faut les regarder faire quand ils s'amusent à se courser, à cache-cache, ce sont de vrais enfants !

Ils ressentent l'amour qu'on leur porte, Ils ressentent la douleur, la peur... Je vous en prie... considérer les animaux comme des êtres à part entière et dont on doit leur donner les mêmes droits que les droits donnés à nos enfants. à quelques variantes près forcément.

Je suis heureuse avec mes bêtes !